Carin ou le beau parcours d'un enfant doué et volontaire

Ce Liégeois a voyagé de « Tintin » à « Spirou » en passant par « Pourquoi pas? » ou « Le Vif ».

Prochaine sortie d'un album: « Opération Z26-B »

Dessinateur liégeois, Francis Carin nourrit depuis son enfance une passion... pour le dessin. Après avoir suivi des humanités artistiques à 1'Institut Saint-Luc, il a continué dans cette voie en suivant la formation en illustration. Ses premiers dessins ont été publiés dans le journal « Tintin ». Il a ensuite travaillé pour un journal publicitaire liégeois, « La Principauté », dans lequel il caricaturait les hommes politiques. Par ce biais, il a rencontré 1'ecrivain René Henoumont, qui 1'a introduit au « Pourquoi pas? » toujours pour réaliser des caricatures. Parallèlement, il est devenu assistant d'Arthur Piroton (auteur du personnage Jess Long). Cela lui a permis de se plonger activement dans le monde de la bande dessinée.Cette collaboration 1'amena à dessiner « Les Casseurs de bois » mettant en scène d esjeunes passionnés par I'aéro-modélisme. Ces planches furent diffusées dans « Spirou » mais ne débouchèrent jamais sur la parution d'un album.

Cela ne lui convenant pas, il a arreté cette série.Il s'est alors lance dans une nouvelle veine, « Les Diables bleus » également uniquement publiée dans « Spirou ». Le hasard a permis à Carin de rencontrer une journaliste du « Vif-L'Express » s'occupant de la chronique BD, Gabrielle Borile, qui désirait se lancer dans la BD. Ils se sont donc associés en ajoutant à leur équipe François Rivière, spécialiste de la litterature anglaise. Ce dernier fut à 1'origine du nom du futur héros, Victor Sackville. Sa dénomination étant la masculinisation du nom de la romancière anglaise Victoria Sackville-West. Ce nouveau héros n'est autre que 1'espion de Georges V, ce qui nous projette dans la période de prédilection de Carin, à savoir la fin du XIXe et le début du XXe siecle. Quand on lui demande pourquoi il aime cette période, il répond qu'elle « dégage une certaine sérénité liée à un environnement moins stressant (peu d'automobiles, grands boulevards dans les villes, architecture plus fine,...), de plus, elle « colle » graphiquement bien avec mon dessin ».

Avant de commencer un album, scénaristes et dessinateur se consultent afin de décider du lieu où se déroulera 1'action. Ils se rendent sur place pour réaliser des repérages, des photos et trouver des livres contenant des photos d'époque. Ce mois-ci, un album sort sous le titre d'« Opération Z26-B » aux éditions du Lombard. Pour ceux qui ne sont pas familiers de ce héros, on signale que ce dernier album fait partie d'une trilogie englobant les deux tomes précédents à savoir « La Cigogne noire » et « Piège à Baden-Baden ». Carin commente: « La série implique de nouveaux personnages à chaque auenture, j'avais envie de m'approprier ceux-ci plus longtemps. » Carin ne se cantonne pas à cette série. Il annonce la parution, le 1er mars en avant-première à Mehagne, d'un recueil réunissant une série d'histoires courtes des « Diables bleus » (chez Points Image). Avis aux amateurs: le tirage est limité à 1000 exemplaires. Fin mars paraîtra un petit scénario écrit par des jeunes en difficulté fréquentant La Teignouse à Aywaille.

par Flo. M. dans La Gazette de Liège du 15 février 1997


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